26/01/2026
Y aura-t-il encore des lecteurs et lectrices demain ?
Le livre n’est pas une dépense mais une urgence. Face à la baisse historique de 25% des crédits annoncée dans le Projet Loi de Finances 2026 (PLF), le monde du livre s’insurge et appelle à une mobilisation générale citoyenne.
Si ce budget est voté en l’état, les conséquences seront dramatiques :
Et pour nous tous et toutes ?
En bout de chaîne, c’est notre capacité collective à penser, à rêver, à débattre, à nous émanciper, qui est menacée.
Avec les auteurs et autrices que vous aimez, avec les festivals, librairies et bibliothèques qui comptent pour vous : signez cette lettre ouverte ! Envoyée aux élu·e·s et au gouvernement, elle a déjà été signée par plus de 200 autrices, auteurs et professionnel·le·s du livre.
POLITIQUE DU LIVRE : L'EFFONDREMENT PROGRAMMÉ
Lettre ouverte à monsieur le Président de la République,
mesdames et messieurs les membres du gouvernement,
mesdames et messieurs les députés et sénateurs.
Le projet de loi de finance (PLF) 2026 en cours d’examen prévoit, pour le livre et la lecture, une baisse drastique des moyens : 25 % de crédits en moins pour le livre et une nouvelle baisse de 15 % pour le Centre national du livre (CNL). Le PLF a réussi à fédérer contre lui l’ensemble de la chaîne du livre, pourtant traditionnellement peu encline à se mobiliser. Les professionnels (auteurs et autrices, éditeurs et éditrices, libraires, bibliothécaires, festivals et autres acteurs de l’écosystème) ont pris conscience de l’ampleur de l’attaque, avec une baisse très nettement supérieure à l’effort budgétaire demandé à l’ensemble des autres secteurs.
Pourtant, côté déclaratif, les discours en faveur du livre ne manquent pas : la lecture « grande cause nationale », affirmait le Président en 2022. « Il faut mettre du livre partout », clamait la ministre de la Culture en décembre dernier en annonçant avec le ministre de l’Éducation nationale une mobilisation en faveur de la lecture pour la jeunesse et un plan d’action qui doit se déployer sur dix ans. Un engagement salué et attendu, au vu des enquêtes indiquant chaque année la baisse du nombre de lecteurs.
Comment un tel reniement est-il possible ? Le soutien à la culture n’est-il plus un enjeu politique ? Pourquoi ignorer les bénéficiaires de cette politique publique du livre – les citoyens et citoyennes ? Pourquoi désignerles professionnels qui la mettent en œuvre à la vindicte populaire comme des assistés, « shootés à la dépense publique », comme on a pu l’entendre ?
Le monde du livre vit sous la menace d’un effondrement de la bibliodiversité : les succès se concentrent sur quelques livres, la majorité des auteurs se paupérisent, les librairies indépendantes et la création littéraire sont menacées. Les moyens consacrés jusqu’ici au livre ont permis de contenir ces tendances sinistres. La France se singularise aujourd’hui encore par la densité et l’excellence de son réseau de librairies et de bibliothèques, la présence partout sur le territoire de festivals qui rendent le livre vivant et accessible au plus grand nombre. Par comparaison, aux États-Unis l’accès au livre est beaucoup plus difficile : disparition des librairies, absence de politique publique au niveau fédéral, censure à l’œuvre dans de nombreuses bibliothèques, hégémonie culturelle des acteurs de la Tech et de leurs algorithmes... La tétine numérique pour mieux dominer les esprits ? La France est-elle en train de renoncer à son exception culturelle ?
Plus que jamais, il faut rappeler la puissance émancipatrice de la lecture, ainsi que l’ensemble des actions menées par les auteurs dans les écoles, les quartiers prioritaires, les prisons, les hôpitaux... Il faut encore rétablir quelques chiffres qui prouvent, s’il le fallait, qu’à tous les niveaux, la lecture « rapporte ». L’économie du livre fait partie des industries culturelles et créatives (ICC), dont le cabinet Ernst & Young publie régulièrement un panorama, le dernier datant de décembre 2025. Il en ressort qu’« avec plus d’un million de personnes employées (emplois directs, indirects et induits), les ICC représentent un poids économique deux fois supérieur à celui de l’industrie automobile. […] L’emploi direct des ICC pèse plus que celui de l’automobile, de l’aéronautique et de la pharmacie réunis. » Certes le livre ne représente qu’une partie des ICC mais elle n’est pas négligeable et c’est la moins aidée, en dépit de son poids économique, symbolique et stratégique (francophonie notamment).
Peu coûteuse financièrement, reconnue d’utilité publique et enviée à l’international, la politique publique du livre en France mérite mieux que ce délitement programmé.
Nous demandons :
Que les sénateurs tiennent compte des rapports produits en leur enceinte, puisque le Sénat a lui-même reconnu les vertus de la filière dans un rapport au titre éloquent : « L’Aide de l’État au secteur du livre : un soutien efficace » (juillet 2025).
Que les députés mesurent le rapport entre coût et bénéfice d’un service public de la culture. Le livre en est le symbole.
Que le gouvernement et le Président de la République mettent en accord leurs déclarations et leurs actes : en consacrant au livre les moyens nécessaires pour en faire enfin une « grande cause nationale » !
Soutenir le livre et la lecture relève d’un impératif collectif, c’est l’un des fondements de notre vie démocratique, de notre capacité à penser, à débattre et à faire société.
A l’appel de RELIEF, réseau des événements littéraires et festivals, rassemblant 60 structures et événements sur tous les territoires .
Premiers signataires :
Écrivaines et écrivains, artistes autrices et auteurs, éditrices et éditeurs :
Gille ABIER - auteur
Benjamin ADAM - auteur, illustrateur
Olivier ADAM - auteur (Prix Goncourt Nouvelle 2004)
Mohammed AÏSSAOUI - auteur, journaliste (Prix Renaudot de l’essai 2010)
ALFRED - auteur (Fauve D'Or FIBD 2014)
Jean-Baptiste ANDREA - auteur (Prix Goncourt 2023)
Christine ANGOT - autrice (Prix Medicis 2021)
Nathacha APPANAH - autrice (Prix Femina 2025)
Gwenaëlle AUBRY - autrice (Prix Femina 2009)
Pierre AUDOUX, Mathilde AZZOPARDI, Colette OLIVE, Émilie THOMAS - éditrices et éditeur (Verdier)
Ramona BADESCU - autrice
Pierric BAILLY - auteur
Anne-Sylvie BAMEULE - éditrice (Actes-Sud)
Edmond BAUDOIN - auteur et dessinateur
Pierre BAUX - comédien
Cécile BECQ - autrice, illustratrice
Chloé BAUDRY - autrice
François BEAUNE - auteur
Mathieu BELEZI - auteur
Jeanne BENAMEUR - autrice
Rachid BENZINE - auteur, politologue
Charles BERBERIAN - auteur, dessinateur
Violaine BÉROT - autrice
Arno BERTINA - auteur
Julien BEZIAT - auteur, illustrateur
Laurent BINET - auteur (Prix Goncourt premier roman 2010)
Stéphanie BLAKE - autrice
BLEX BOLEX - auteur
Colombe BONCENNE - autrice
Anne-Laure BONDOUX - autrice
Lucile BORDES - autrice
Hugo BORIS - auteur
Adrien BOSC - auteur, éditeur (Grand prix du roman de l'Académie française 2014)
Grégoire BOUILLIER - auteur
Vincent BOURGEAU - illustrateur
Franck BOUYSSE - auteur
Christopher BOUIX - auteur
Frédéric BOYER - éditeur (POL)
Geneviève BRISAC - autrice
Gérald BRONNER - sociologue
Fabienne BRUGÈRE - philosophe
Hervé BRUNAUX - auteur, journaliste
Vincent BRUNNER - auteur, journaliste
Claire CANTAIS - autrice, illustratrice
Fabrice CAPIZZANO - auteur
Christophe CARPENTIER - auteur
Vincent CASANOVA, Laure DEFIOLLES, Pierre HILD, Bénédicte LOMBARDO - éditeurs et éditrices (Le Seuil)
Arnaud CATHRINE - auteur
Carole CHAIX - illustratrice
Bernard CHAMBAZ - auteur (Prix Goncourt premier roman 1993)
Patrick CHAMOISEAU - auteur (Prix Goncourt 1992)
Alexandre CIVICO - auteur, éditeur
Philippe CLAUDEL - auteur, réalisateur (président de l’Académie Goncourt)
Olivier COHEN - éditeur (Editions de l’Olivier)
Sandrine COLLETTE - autrice
Joanna CONCEJO - illustratrice
Laure COROMINES - autrice, journaliste
Bérengère COURNUT - autrice
Caroline COUTAU - éditrice (Zoé)
Kamel DAOUD - auteur (Prix Goncourt 2024)
Christelle DABOS - autrice
Alain DAMASIO - auteur
Marie DARRIEUSSECQ - autrice (Prix Médicis 2013)
Rémi DAVID - auteur
Julia DECK - autrice (Prix Médicis 2024)
Didier DECOIN - auteur, scénariste (Prix Goncourt 1977)
Jean-Baptiste DEL AMO - auteur (Prix Goncourt premier roman 2009)
Pauline DELABROY-ALLARD - autrice
Chloé DELAUME - autrice (Prix Médicis 2020)
Julien DELMAIRE - auteur
Jean-Paul DEMOULE - archéologue
Nathalie DEMOULIN - autrice, éditrice (Le Rouergue)
Maryline DESBIOLLES - autrice (Prix Femina 1999)
Marie DESMEURES - éditrice (Notabilia)
Marie DESPLECHIN - autrice, scénariste (Prix Médicis essai 2005)
Agnès DESARTHE - autrice
Patrick K. DEWDNEY - auteur
Adeline DIEUDONNE - autrice
Sophie DIVRY - autrice
Négar DJAVADI - autrice, scénariste, réalisatrice
Asya DJOULAÏT - autrice
Gaëtan DORÉMUS - illustrateur
Marion DUCLOS - autrice
Pierre DUCROZET - auteur
Clara DUPONT-MONOD - autrice, journaliste (Prix Femina 2021)
Elisa Shua DUSAPIN - autrice
Mathias ECHENAY - éditeur (La Volte)
Olivia ELKAÏM - autrice
Mathias ENARD - auteur (Prix Goncourt 2015)
Didier ERIBON - philosophe
Annie ERNAUX - autrice (Prix Nobel de la littérature 2022)
Jacques EXPERT - auteur
Valérie EXPERT - journaliste
FABCARO - auteur
Dominique FABRE - auteur
Dalie FARAH - autrice
Manon FARGETTON - autrice
Gaël FAYE - auteur, auteur-compositeur-interprète (Prix Renaudot 2024)
Marion FAYOLLE - autrice, illustratrice
Jérôme FERRARI - auteur (Prix Goncourt 2012)
Aurélie FILIPPETTI - autrice, ancienne ministre de la Culture
David FOENKINOS - auteur (Prix Renaudot 2014)
Marin FOUQUÉ - auteur
René FRÉGNI - auteur
Laurence de la FUENTE - autrice, metteure en scène
Laurent GAUDÉ - auteur (Prix Goncourt 2004)
Hélène GAUDY - autrice
Hélène GESTERN - autrice
Bruno GIBERT - auteur
Joris GIOVANNETTI - auteur
Brigitte GIRAUD - autrice (Prix Goncourt 2022)
Valentine GOBY - autrice
Georges-Arthur GOLDSCHMIDT - auteur
Guillaume GUERAUD - auteur
Simonetta GREGGIO - autrice
Eve GUERRA - autrice (Prix Goncourt premier roman 2024)
Theo HAKOLA - auteur, chanteur, musicien
Caroline HINAULT - autrice
Jean-Paul HIRSCH - éditeur (POL)
Nancy HUSTON - autrice
Isabelle JARRY - autrice
Alexis JENNI - auteur (Prix Goncourt 2011)
Sébastien JOANNIEZ - auteur
KERAMIDAS - auteur, dessinateur
Maylis de KERANGAL - autrice (Prix Médicis 2010)
Etienne KERN - auteur (Prix Goncourt premier roman 2022)
Lola LAFON - autrice
Marie-Hélène LAFON - autrice (Prix Renaudot 2020)
Mathieu LARNAUDIE - auteur, éditeur
Camille LAURENS - autrice (Prix Femina 2000)
Sylvie LE BIHAN - autrice
Régis LEJONC - auteur, illustrateur
Pierre LEMAITRE - auteur (Prix Goncourt 2013)
Alexandre LENOT - auteur
Emmanuel LEPAGE - auteur, scénariste
Laure LEROY - éditrice (Zulma)
Liana LEVI - éditrice (Liana Lévi)
Éloïse LIÈVRE - autrice
Laure LIMONGI - autrice, éditrice
Edouard LOUIS - auteur
Lisette LOMBE - autrice
Jeanne MACAIGNE - illustratrice, autrice
Emilienne MALFATTO - autrice (Prix Goncourt premier roman 2021)
Bernard MAGNIER - auteur
Thierry MAGNIER - éditeur, auteur
Marcus MALTE - auteur
Jean-Pierre MARTIN - auteur
Nicolas MARTIN - auteur
Carole MARTINEZ - autrice
Agnès MATHIEU DAUDET - autrice
Nicolas MATHIEU - auteur (Prix Goncourt 2018)
Laurent MAUVIGNIER - auteur (Prix Goncourt 2025)
Marion MAZAURIC - éditrice (Au diable Vauvert)
Vincent MESSAGE - auteur
Frédéric et Anne-Marie MÉTAILIÉ - éditeurs (Métailié)
Jean-Claude MOURLEVAT - auteur (Prix Astrid-Lingren 2021)
Gérard MORDILLAT - auteur, cinéaste
François MOREL - acteur, auteur, metteur en scène
Susie MORGENSTERN - autrice
Justin MORIN - auteur, journaliste
Lucy MUSHITA - autrice
Wilfried N’SONDÉ - auteur
Guillaume NAIL - auteur, scénariste
Marie NIMIER - autrice
Laurence NOBÉCOURT - autrice
Gaëlle NOHANT - autrice
Nathalie NOVI - autrice, peintre, illustratrice
Françoise NYSSEN - éditrice, ancienne ministre de la Culture
Gaëlle OBIEGLY - autrice
Jean-Pierre OHL - auteur
Virginie OLLAGNIER - autrice
Véronique OVALDÉ - autrice
Yves PAGÈS - éditeur (Verticales) et auteur
Polina PANASSENKO - autrice
Delphine PANIQUE - autrice
Sylvain PATTIEU - auteur
Hugo PAVIOT - auteur, mettre en scène
Patrick PECHEROT - auteur
Benoit PEETERS - auteur
Alix PENENT - éditrice (Flammarion)
Daniel PENNAC - auteur (Grand Prix de littérature de l’académie française en 2023)
Eric PESSAN - auteur
Xavier-Laurent PETIT - auteur
Mazarine PINGEOT - autrice
Emmanuelle PIREYRE - autrice (Prix Médicis 2012)
Bernard PLOSSU - photographe
Alexandre POSTEL - auteur (Prix Goncourt premier roman 2013)
Camille POTTE - autrice
Paul B. PRECIADO - auteur
Hubert PROLONGEAU - auteur, journaliste
Sylvain PRUDHOMME - auteur (Prix Femina 2019)
Yann QUEFFELEC - auteur (Prix Goncourt 1985)
Cédric RAMADIER - auteur
Yves RAVEY - auteur
Léonor de RECONDO - autrice
Eric REINHARDT - auteur, éditeur
Thomas B REVERDY - auteur
Patrice ROBIN - auteur
Philippe ROBINET - éditeur
Oliver ROHE - auteur
Olivia ROSENTHAL - autrice
ROUDA - auteur, auteur-compositeur
Laurine ROUX - autrice
Maxime ROVÈRE - auteur
Emmanuel RUBEN - auteur
Fanny SAINTENOY - autrice
Lydie SALVAYRE - autrice (Prix Goncourt 2015)
Eric-Emmanuel SCHMITT - auteur (grand prix du théâtre de l’Académie française 2001, Prix Goncourt de la nouvelle 2010)
Ann SCOTT – autrice (Prix Renaudot 2024)
Ryoko SEKIGUCHI - autrice
Stéphane SERVANT - auteur
Lucie SERVIN - journaliste
Christophe SIÉBERT - auteur
Anne SIMON - autrice
Neige SINNO - autrice (Prix Femina 2023)
Joy SORMAN - autrice
Niko TACKIAN - auteur, scénariste
Olivier TALLEC - auteur
Laurence TARDIEU - autrice
Jean-Marc TERRASSE - auteur, journaliste
Elise THIÉBAUT - autrice, journaliste
Chantal THOMAS - autrice (Prix Femina 2002)
Philippe TORRETON - auteur, comédien
Serge TOUBIANA - auteur
Lewis TRONDHEIM - auteur, scénariste, éditeur
Gabriela TRUJILO - autrice
Beata UMUBYEYI MAIRESSE - autrice
Benoît VERHILLE - éditeur (La Contre Allée)
VERRON - auteur, dessinateur
Delphine DE VIGAN - autrice, scénariste, réalisatrice (Prix Renaudot 2015)
Hélène VIGNAL - autrice
Fabrice VIGNE - auteur
Vincent VILLEMINOT - auteur
Antoine WAUTERS - auteur
Noémie WEBER - dessinatrice, scénariste
Sabine WESPIESER - éditrice (Sabine Wespieser)
Vincent Parronaud dit WINSHLUSS - auteur, réalisateur
Jo WITEK - autrice
Nina YARGEKOV - autrice
Adèle YON - autrice
Gabriella ZALAPI - autrice
Carole ZALBERG - autrice, traductrice
Nathalie ZBERRO - éditrice (L’Olivier)
Valérie ZENATTI - autrice
Alice ZENITER - autrice
Organisations professionnelles du livre, qui chacune rassemble de nombreux adhérents sur tous les territoires :
AENA - Association des Editeurs en Nouvelle Aquitaine
Association Libraires du Sud
François ANNYCKE, Léonor DE NUSSAC, et Sophie NOËL, coprésidents – Fédération interrégionale du livre et de la lecture (FILL)
Aimée ARDOIN (Chalet Mauriac), Aurore CLAVERIE (La Métive), Yann DISSEZ, Fanny POMAREDE (La Marelle), coprésidents - Réseau national des Résidences pour l’art d’écrire
Laurent BONZON, directeur – Auvergne Rhône Alpes Livre et Lecture (ARALL)
Cécile BORY SAILLANT, présidente - Association des Librairies indépendantes en Nouvelle-Aquitaine (LINA)
Bruno BOUTLEUX, président - Agence Livre, Cinéma et Audiovisuel en Nouvelle-Aquitaine (ALCA)
Hélène BROCHARD, présidente - Association des Bibliothécaires de France (ABF)
Jörn CAMBRELENG, président - Agence régionale du Livre Provence-Alpes-Côte d’Azur
Christophe CASSIAU-HAURIE, président - Interbibly
Alexandra CHARROIN SPANGENBERG, présidente et Amanda SPIEGEL, vice-présidente - Syndicat de la Librairie Française (SLF)
Mathilde CHEVRE, éditrice (Le port a jauni), présidente - Jedi Sud, collectif des éditeurices jeunesse région Sud
Marina CORRO, présidente - Club 99, Fédération des festivals BD et Arts associés
Marie DESPLECHIN, présidente - Bibliocité (Paris)
Malik DIALLO, président - Association des Directrices et directeurs des Bibliothèques municipales et Groupements intercommunaux des Villes de France (ADBGV)
Marion DRUART, co-présidente - Association des bibliothécaires départementaux (ABD)
Etats généraux de la bande dessinée (EGBD)
Thomas FOUCHAULT, président - Ligue des auteurs professionnels
Laurent GARIN, président - L’École de la Librairie
Évelyne GENY, présidente - Agence Livre & Lecture Bourgogne-Franche-Comté
Vincent LAHOCHE, directeur - Agence Régionale du Livre et de la Lecture de Mayotte
Guillaume LANNEAU, président - Société des Auteurs des arts visuels et de l’Image Fixe
Laurent LAYET, président - Librairies en Normandie
Régis LE RUYET, président - Fédération des salons et fêtes du livre de jeunesse
Pierre MARCHANT, président - Confédération interprofessionnelle du livre Grand Est
Pascal MÉRIAUX, président – Agence régionale du livre et de la lecture Hauts de France (AR2L Hauts-de-France)
Sidonie MEZAIZE, présidente - L'Association pour l'écologie du livre
Gilles MILLION, directeur - Confédération Interprofessionnelle du Livre
Aline MOTHÉ, présidente - La Réunion des Livres
Margot NGUYEN BÉRAUD, présidente - Association pour la promotion de la traduction littéraire (ATLAS)
Ronan NININ, président - Libraires de l'Est - Association des libraires indépendants du Grand Est
Jean-Benoît PATRICOT, président - EAT (Écrivaines et écrivains associés du théâtre)
François PEYRONY, président, et Marc-Antoine BOIDIN, vice-président - Syndicat National des Auteurs et des Compositeurs (SNAC)
Frédérique PINGAULT - association Chez mon libraire - Libraires en Auvergne-Rhône-Alpes
Guillaume ROBIC, président - Livre et lecture en Bretagne
Syndicat de l'Édition Alternative (SEA)
Samuel SFEZ, président – Association des traducteurs littéraires de France (ATLF)
Jérôme SION, président - Agence Unique Occitanie Culture
Caroline TRIAUREAU, présidente - La Fabrique O Livres, association des éditeurs en Normandie
Sylvie VASSALLO, présidente - Alliance pour la lecture
Patrick VERSCHUEREN, président - Fédération Internationale des Maisons de Poésie / MAIPO
01/01/2026
21/12/2025
Plusieurs écrivains américains se sont mobilisés contre Donald Trump, notamment après son élection en 2024. Voici les points clés de leur engagement :
21/12/2025
Le 10 mai 1933, le mouvement atteint son point culminant, au cours d'une cérémonie savamment mise en scène devant l'opéra de Berlin et dans 21 autres villes allemandes : des dizaines de milliers de livres sont publiquement jetés au bûcher par des étudiants, des enseignants et des membres des instances du parti nazi. Ils constituent les autodafés allemands de 1933.
Campagne contre « l'esprit non allemand. »
Sous la république de Weimar, les universités allemandes témoignaient déjà clairement d'un esprit réactionnaire, chauviniste et nationaliste. La corporation des étudiants Allemands (DSt) était passée dès l'été 1931 sous la direction d'un représentant de l'association des étudiants allemands nationaux-socialistes (NSDStB) qui avait été élu avec 44,4 % des voix. Après l'accession des nazis au pouvoir, la corporation des étudiants allemands se retrouva en concurrence avec celle des étudiants nationaux-socialistes. Afin de renforcer la corporation des étudiants allemands, trois mois après l'accession d'Hitler et dans la foulée de la création du ministère du Reich à l'Éducation du peuple et à la Propagande, le pouvoir dota ses instances dirigeantes de leurs propres organes de presse et de propagande.
Au début du mois d'avril 1933, la fédération étudiante d'Allemagne demanda à ses membres de participer, sous la houlette de Hans Karl Leistritz, à une action qui devait se dérouler sur quatre semaines, entre le 12 avril et le 10 mai, avec pour thème la lutte contre l'esprit non allemand. L'action faisait référence à un autodafé de livres qui s'était déroulé au cours de la première fête de la Wartbourg en 1817, et se présentait comme une « action commune menée contre le négativisme juif.»
« L'esprit juif, tel qu'il se manifeste dans toute son absence de retenue dans l'agitation de la scène internationale, et tel qu'il a déjà laissé ses marques dans la littérature allemande, doit en être extirpé. »
Dans le domaine de la politique académique, « l'action contre l'esprit non allemand » constituait le départ d'une conquête des universités par les corporations étudiantes qui se présentaient comme des « sections d'assaut intellectuelles. »
Quand le régime ordonnait que les livres au contenu nuisible
Soient brûlés publiquement, et que de toutes parts
On obligeait les bœufs des charretées de livres
A traîner au bûcher, voilà qu'il découvrit
Ce poète pourchassé, un des meilleurs, la liste des
Victimes sous les yeux, horrifié, que ses
Livres avaient été oubliés. Il vola à son bureau
(La colère lui donnait des ailes) pour écrire aux hommes de pouvoir.
Brûlez-moi ! écrivit-il d'une plume aérienne, brûlez-moi !
Ne me faites pas cela ! Ne m'oubliez pas ! N'ai-je pas
Toujours rapporté la vérité dans mes livres ? Et pourtant
Vous me traitez comme un menteur ! Je vous l'ordonne, brûlez-moi !
(Bertolt Brecht : L'Autodafé de livres)
20/12/2025
Pétition déposée à l'Assemblée nationale en 2023 (archivée)
Devant les constats :
Cette pétition souhaite susciter une réaction :
La pression de l'anglo-américain, qui se substitue uniformément au lexique précis et nuancé à notre disposition, aboutit à une uniformisation et à un appauvrissement de la pensée. Elle est devenue une réelle menace pour notre culture et notre indépendance. Il est plus que temps d'en prendre acte et d'y remédier dans la légalité.
Dans un manifeste publié en 2019, 100 personnalités de 25 pays ont demandé au président français Emmanuel Macron de "protéger la langue française du colonialisme anglo-américain".
"La langue française va mal", écrit l'Agence France-Presse, reprenant une phrase du document de plaidoyer publié par le journal "Le Parisien/Aujourd'hui".
"Étouffé par l'anglo-américain", le français "voit désormais son usage même évincé par cette dernière langue devenue si peu étrangère", écrivent les signataires du manifeste.
Des artistes, des enseignants et des scientifiques, dont le chanteur français Pierre Perret, le sociologue suisse Jean Ziegler, l'écrivain français Didier Van Cauwelaert et le Franco-Marocain Tahar Ben Jelloun font partie des auteurs du manifeste.
L’usage des anglicismes a triplé depuis 1950
La langue française, depuis la seconde moitié du XXème siècle, est marquée par un usage accru d’anglicismes, c’est-à-dire d’emprunts faits à la langue anglaise pour exprimer quelque chose dans la langue de Molière.
Il existe plusieurs facteurs de diffusion des anglicismes dans la langue française :
La mondialisation a facilité les échanges économiques, politiques et culturels entre les pays. Les entreprises multinationales ont ainsi de plus en plus tendance à diffuser leurs messages en anglais. L’hégémonie américaine a peu à peu imposé l’anglais comme langue mondiale dominante. Le Plan Marshall de 1948, programme d’aide économique des États-Unis pour aider l’Europe à se reconstruire, exige que les pays européens diffusent au moins 30 % de la production annuelle des films d’Hollywood, contribuant à la diffusion d’expressions anglophones.
L’importance croissante des nouvelles technologies a entraîné une modification de notre vocabulaire. Dans le domaine de l’informatique et de la communication, dominé par la Silicon Valley américaine, les innovations ont été accompagnées d’un vocabulaire technique anglais.
L’impuissance des pouvoirs publics à lutter contre le phénomène
Pour lutter contre ce phénomène, l’Académie française tient une liste des anglicismes les plus utilisés dans la langue de Molière.
FranceTerme est une base de données de la délégation générale à la langue française et aux langues de France du ministère de la Culture français. Elle recense des nouveaux mots approuvés par la Commission d’enrichissement de la langue française en remplacement de termes étrangers, en particulier les anglicismes. Son objectif est de promouvoir l’utilisation de mots français plutôt que de termes étrangers.
Mais malgré ces initiatives, la diffusion des anglicismes progresse au sein des élites politiques, économiques et médiatiques de France. Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, semble d’ailleurs acter son impuissance en la matière :
Dans l’état actuel du droit français, une terminologie légale officielle ne peut être imposée aux services de télévision et de radio, qu’ils soient publics ou privés, et rien n’interdit le recours dans les programmes audiovisuels, comme au sein des écrans publicitaires, à des termes ou expressions étrangers entrés dans le langage courant (airbag, live…), quand bien même ceux-ci posséderaient un équivalent français.
Pour ce qui est de l’emploi fréquent d’anglicismes, le Conseil constitutionnel autorise le libre emploi de mots étrangers. Il a déclaré dans une décision du 29 juillet 1994 que « [la liberté de communication et d’expression] implique le droit pour chacun de choisir les termes jugés par lui les mieux appropriés à l’expression de sa pensée ; […] la langue française évolue, comme toute langue vivante, en intégrant dans le vocabulaire usuel des termes de diverses sources, qu’il s’agisse d’expressions issues de langues régionales, de vocables dits populaires ou de mots étrangers ».
Conseil Supérieur de l’Audiovisuel
La presse diffuse de plus en plus d’anglicismes. La presse écrite n’est pas en reste. Une étude menée par Chesley (Lexical «borrowings in French : Anglicisms as a separate phenomenon », Journal of French Language Studies, volume 20, no 3, 2010) a examiné l’utilisation des anglicismes dans les articles de deux journaux français, Le Monde et Le Figaro. Elle montre une corrélation entre les anglicismes présents dans les deux journaux, soulignant l’importance de ces emprunts dans la presse écrite française contrairement aux emprunts d’autres langues.
Qu’en est-il aujourd’hui ? Benjamin Azoulay et Benoît de Courson, fondateurs de Gallicagram, ont analysé l’usage des anglicismes dans les colonnes du Monde, journal national de référence en France.
Pour cela, ils ont utilisé leur programme Gallicagram, permettant de représenter graphiquement l’évolution au cours du temps de la fréquence d’apparition d’un ou plusieurs syntagmes dans les corpus numérisés de Gallica et de beaucoup d’autres bibliothèques.
Cette étude a été réalisée à partir de la catégorie « anglicismes » du Wiktionnaire, qui liste un total de 2 536 anglicismes.
Le président français est invité à "montrer l'exemple, en renonçant à l'emploi de l'anglo-américain à l'étranger" et "en renonçant à l'utilisation peu digne de l'anglo-américain en France même". Ainsi, on observe un triplement de l’usage des anglicismes dans les articles du Monde depuis 1945.
S'inspirer de la pugnacité du Québec
Refusant "l'intronisation de la langue anglo-américaine comme seconde langue officielle de la nation", ils demandent notamment de "mettre un terme au projet sacrilège prétendant dispenser dans les établissements scolaires des cours de matières générales en anglo-américain". "Faute d'avoir su précéder le Québec comme référence mondiale pour la défense du français, du moins sachons nous inspirer de sa pugnacité et abandonner nos comportements serviles", concluent les Cent.
20/12/2025
L'édition aux mains des milliardaires
La concentration des médias atteint des sommets, leur grande majorité étant aux mains d’une poignée de milliardaires et d’industriels, qui contrôlent médias, édition, culture, loisirs… Elle entraîne déjà des actes de censure : licenciements de journalistes critiques, documentaires déprogrammés…
Les outrances constatées dans le groupe Bolloré ne sauraient cacher que le problème est général. Dans l’audiovisuel privé, la fusion de TF1 et M6, qui pourraient s’accaparer 70% de la publicité, porterait de grands dangers pour le pluralisme des idées.
Les Gafam poursuivent leur pillage des contenus journalistiques, au détriment des moyens pour une information de qualité. Nous dénonçons l’opacité des négociations ouvertes avec certaines entreprises de presse ou organisations patronales sur le "droit voisin" et revendiquons la part légitime qui doit revenir aux rédactions et aux auteurs que sont les journalistes.
Les remises en cause de la redevance audiovisuelle, voire les appels à la privatisation, sont autant de coups portés à l’audiovisuel public, pourtant indispensable au pluralisme, et déjà mis à mal par les licenciements, coupes budgétaires et autres "synergies". Face à cet état des lieux, qui ne saurait être exhaustif, le SNJ-CGT invoque les valeurs du Conseil national de la résistance, qui prône « la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’État, des puissances d’argent et des influences étrangères. »
Le SNJ-CGT revendique notamment :
Il demande également de :
lls font partie des premières fortunes de France :
Petite précision : ces deux derniers ne sont "que" millionnaires, avec tout de même une fortune évaluée entre 200 et 300 millions d’euros. À ce "Top 10", on pourrait aussi ajouter la famille Bettencourt qui finance le journal ultra-libéral L’opinion ou le milliardaire d’origine libanaise Iskander Safa, 71ème fortune de France et propriétaire du très réactionnaire Valeurs Actuelles. [Basta]
20/12/2025
Contre l'utilisation de l'intelligence artificielle
Tous les métiers du secteur, écrivains en tête, sont vent debout contre l’ingérence de l’intelligence artificielle dans leurs pratiques professionnelles et tentent de mettre en place une parade collective et une résistance à la hauteur de l’enjeu. L'Intelligence artificielle déferle sur le monde de l'édition, soulevant de nombreuses inquiétudes à travers le secteur. L’IA, cette simulation de l’intelligence humaine par des machines, est-elle en train de prendre les rênes du monde de l’édition et, à terme, du monde en son entier ? Elle est sur le point de paupériser toute la chaîne du livre.
L’indignation des écrivains
Les écrivains estiment que leur travail a été « volé » par les entreprises d’IA. Selon eux, les entreprises d’IA profitent de leur travail sans leur verser de rémunération équitable. « Au lieu de payer aux écrivains un petit pourcentage de l’argent que notre travail génère pour eux, quelqu’un d’autre sera payé pour une technologie construite sur notre travail non rémunéré », écrit-on dans la lettre. Les écrivains demandent aux éditeurs de s’engager à ne pas remplacer les narrateurs d’audiolivres humains par des voix synthétiques et à ne pas utiliser d’outils d’IA pour créer des livres.
Une lutte contre l’utilisation abusive de l’IA
Les écrivains ne sont pas les seuls à s’opposer à l’utilisation de l’IA dans l’industrie du livre. Certains auteurs intentent des procès contre les entreprises technologiques pour utilisation non autorisée de leurs livres pour entraîner des modèles d’IA. Cependant, des juges fédéraux ont récemment porté un coup dur à ces poursuites. Les écrivains estiment que l’utilisation de l’IA dans l’industrie du livre peut avoir des conséquences graves sur leur travail et leur rémunération.
Un appel à la responsabilité
Les écrivains appellent les éditeurs à prendre leurs responsabilités en matière d’utilisation de l’IA. Ils demandent aux éditeurs de s’engager à ne pas publier de livres créés par des machines et à ne pas remplacer leur personnel humain par des outils d’IA. Les écrivains estiment que l’utilisation responsable de l’IA est possible, mais qu’elle doit être accompagnée d’une réflexion éthique sur les conséquences de cette technologie sur le travail des créateurs. En signant cette lettre, les écrivains espèrent sensibiliser l’industrie du livre à l’importance de protéger le travail des créateurs et de garantir une rémunération équitable pour leur travail.
Rapport d'information par la mission d'information sénatoriale
sur l'intelligence artificielle et la création
Remis le : 9 juillet 2025 / Auteur(s) : Agnès Evren ; Laure Darcos ; Pierre Ouzoulias
Auteur moral : Sénat. Commission de la culture, de l'éducation, de la communication et du sport
L'intelligence artificielle (IA) joue un rôle plus ou moins important dans le processus créatif : outil d'aide à la création, co-partenaire de création, créateur à part entière. Pour apprendre, un modèle d'IA a besoin de données qui constituent sa matière première. Ces données dites "d'entrainement" proviennent de contenus accessibles publiquement mais qui peuvent être protégés par des droits spécifiques, comme le droit d'auteur pour les contenus à caractère culturel (textes, images, vidéos, musiques...).
L'impact de l'intelligence artificielle sur les métiers de la création est difficilement mesurable à ce jour mais des conséquences plus ou moins lourdes sont attendues. Les rapporteurs estiment indispensable la mise en place, par les industries culturelles et créatives et les pouvoirs publics, d'actions de formation et d'accompagnement et formulent neuf recommandations :
19/12/2025
Il avait huit ou neuf ans et était déjà tenté par l'écriture qu'il concrétisa sur une machine à écrire ancienne et sur un papier carbone bleu par ce court récit de quelques pages consacrées à un reportage sur son village où il habita dans son enfance... Ce goût pour raconter des histoires vient donc de loin !
« (...) Passons maintenant aux lieux de loisir : nous avons un jardin d'enfants avec des balançoires qui sont pour les enfants une joie, poussés par des grands. Hélas que d'imprudences notamment celle du fils d'un professeur de mathématiques que je connaissait (sic) : homme bourru d'ailleurs. Or donc, son fils se balançait poussé par des grands. Mais à un moment il tomba de la balançoire et par une chance inouïe se retrouva debout : mais la balançoire revint, et il se fit frapper en plein derrière la tête. Il eut une fracture du crâne... (...) »
19/12/2025
Dans les années 1970, les librairies subissent de plein fouet la concurrence des hypermarchés et des grandes enseignes culturelles comme la Fnac. De nombreuses librairies mettent la clé sous la porte. Le quotidien Libération affirme en 1980 : « La petite librairie sent le cadavre »[7]. Différentes lois statuant sur le prix unique du livre ont été réactivées à travers le monde (surtout en Europe) à partir des années 1970 afin de protéger la filière librairie.
C'est aussi dans les années 1970 qu’apparaissent des librairies alternatives autogérées comme la Librairie du Boulevard à Genève et L'Insoumise à Montréal, qui survivront malgré les difficultés.
Dans les années 2010, les libraires font face à la concurrence des libraires en ligne : dès la fin des années 1990, on voit émerger la vente d'ouvrages en ligne. Le site Amazon est à l'origine une librairie en ligne, avant de devenir une plate-forme tous produits. De tels sites, d'abord apparus aux États-Unis, permettent par ailleurs depuis le début des années 2010 l’acquisition et la consultation de livres numériques (ou e-books) sur des liseuses. Une offre apparaît également : l'impression à la demande.
N'étant pour la plupart pas propriétaires de leurs locaux, les librairies doivent aujourd'hui faire fasse aux hausses de loyer qui augmentent de façon drastique partout dans le monde. [Wikipedia]
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