Baisse de 25% du soutien de l’État au livre

26/01/2026

Baisse de 25% du soutien de l’État au livre

Y aura-t-il encore des lecteurs et lectrices demain ?

Le livre n’est pas une dépense mais une urgence. Face à la baisse historique de 25% des crédits annoncée dans le Projet Loi de Finances 2026 (PLF), le monde du livre s’insurge et appelle à une mobilisation générale citoyenne. 

Si ce budget est voté en l’état, les conséquences seront dramatiques :

  • Pour les auteurs et autrices : moins de soutien à la création, moins de traductions, moins de rencontres et d’ateliers, une précarisation accrue. Seul·e·s les plus médiatisé·e·s survivront. 
  • Pour les maisons d’édition : concentration du marché, disparition des petites maisons d’édition, soutien limité à l’émergence de nouveaux artistes auteurs et autrices.
  • Pour les librairies : fermeture de vos librairies de proximité préférées, uniformisation de l’offre.
  • Pour les bibliothèques : réduction des acquisitions, appauvrissement des collections, réduction des animations. 
  • Pour les festivals du livre : moins d’auteurs, d’autrices et d’artistes invités, moins d’actions de médiation, disparition de certains événements. 

 

Et pour nous tous et toutes ? 

  • Moins de choix
  • Moins de liberté
  • Moins d’espaces de rencontre et de débat
  • Moins d’histoires à se raconter
  • Moins de mondes à découvrir
  • Moins d’imaginaires à partager.

 

En bout de chaîne, c’est notre capacité collective à penser, à rêver, à débattre, à nous émanciper, qui est menacée.

 

Avec les auteurs et autrices que vous aimez, avec les festivals, librairies et bibliothèques qui comptent pour vous : signez cette lettre ouverte ! Envoyée aux élu·e·s et au gouvernement, elle a déjà été signée par plus de 200 autrices, auteurs et professionnel·le·s du livre.

 

 

POLITIQUE DU LIVRE : L'EFFONDREMENT PROGRAMMÉ
 
Lettre ouverte à monsieur le Président de la République,  
mesdames et messieurs les membres du gouvernement,  
mesdames et messieurs les députés et sénateurs. 


Le projet de loi de finance (PLF) 2026 en cours d’examen prévoit, pour le livre et la lecture, une baisse drastique des moyens : 25 % de crédits en moins pour le livre et une nouvelle baisse de 15 % pour le Centre national du livre (CNL). Le PLF a réussi à fédérer contre lui l’ensemble de la chaîne du livre, pourtant traditionnellement peu encline à se mobiliser. Les professionnels (auteurs et autrices, éditeurs et éditrices, libraires, bibliothécaires, festivals et autres acteurs de l’écosystème) ont pris conscience de l’ampleur de l’attaque, avec une baisse très nettement supérieure à l’effort budgétaire demandé à l’ensemble des autres secteurs.  

Pourtant, côté déclaratif, les discours en faveur du livre ne manquent pas : la lecture « grande cause nationale », affirmait le Président en 2022. « Il faut mettre du livre partout », clamait la ministre de la Culture en décembre dernier en annonçant avec le ministre de l’Éducation nationale une mobilisation en faveur de la lecture pour la jeunesse et un plan d’action qui doit se déployer sur dix ans. Un engagement salué et attendu, au vu des enquêtes indiquant chaque année la baisse du nombre de lecteurs.  
 
Comment un tel reniement est-il possible ? Le soutien à la culture n’est-il plus un enjeu politique ? Pourquoi ignorer les bénéficiaires de cette politique publique du livre – les citoyens et citoyennes ? Pourquoi désignerles professionnels qui la mettent en œuvre à la vindicte populaire comme des assistés, « shootés à la dépense publique », comme on a pu l’entendre ? 
 
Le monde du livre vit sous la menace d’un effondrement de la bibliodiversité : les succès se concentrent sur quelques livres, la majorité des auteurs se paupérisent, les librairies indépendantes et la création littéraire sont menacées. Les moyens consacrés jusqu’ici au livre ont permis de contenir ces tendances sinistres. La France se singularise aujourd’hui encore par la densité et l’excellence de son réseau de librairies et de bibliothèques, la présence partout sur le territoire de festivals qui rendent le livre vivant et accessible au plus grand nombre. Par comparaison, aux États-Unis l’accès au livre est beaucoup plus difficile : disparition des librairies, absence de politique publique au niveau fédéral, censure à l’œuvre dans de nombreuses bibliothèques, hégémonie culturelle des acteurs de la Tech et de leurs algorithmes... La tétine numérique pour mieux dominer les esprits ? La France est-elle en train de renoncer à son exception culturelle ?  
 
Plus que jamais, il faut rappeler la puissance émancipatrice de la lecture, ainsi que l’ensemble des actions menées par les auteurs dans les écoles, les quartiers prioritaires, les prisons, les hôpitaux... Il faut encore rétablir quelques chiffres qui prouvent, s’il le fallait, qu’à tous les niveaux, la lecture « rapporte ». L’économie du livre fait partie des industries culturelles et créatives (ICC), dont le cabinet Ernst & Young publie régulièrement un panorama, le dernier datant de décembre 2025. Il en ressort qu’« avec plus d’un million de personnes employées (emplois directs, indirects et induits), les ICC représentent un poids économique deux fois supérieur à celui de l’industrie automobile. […] L’emploi direct des ICC pèse plus que celui de l’automobile, de l’aéronautique et de la pharmacie réunis. » Certes le livre ne représente qu’une partie des ICC mais elle n’est pas négligeable et c’est la moins aidée, en dépit de son poids économique, symbolique et stratégique (francophonie notamment). 
 
Peu coûteuse financièrement, reconnue d’utilité publique et enviée à l’international, la politique publique du livre en France mérite mieux que ce délitement programmé.  
 
Nous demandons : 

  • Le retrait de la baisse de 25 % des crédits alloués au programme "Livre et industries culturelles".
  • Le rétablissement des moyens du CNL pour protéger la création littéraire et l'accès à la lecture pour tous. 
  • La sanctuarisation du budget du livre et de la lecture comme rempart indispensable contre l'effondrement démocratique.

 

Que les sénateurs tiennent compte des rapports produits en leur enceinte, puisque le Sénat a lui-même reconnu les vertus de la filière dans un rapport au titre éloquent : « L’Aide de l’État au secteur du livre : un soutien efficace » (juillet 2025).

Que les députés mesurent le rapport entre coût et bénéfice d’un service public de la culture. Le livre en est le symbole.

Que le gouvernement et le Président de la République mettent en accord leurs déclarations et leurs actes : en consacrant au livre les moyens nécessaires pour en faire enfin une « grande cause nationale » ! 


Soutenir le livre et la lecture relève d’un impératif collectif, c’est l’un des fondements de notre vie démocratique, de notre capacité à penser, à débattre et à faire société. 

 

A l’appel de RELIEF, réseau des événements littéraires et festivals, rassemblant 60 structures et événements sur tous les territoires .

   
Premiers signataires : 
 
Écrivaines et écrivains, artistes autrices et auteurs, éditrices et éditeurs : 
 

Gille ABIER - auteur

Benjamin ADAM - auteur, illustrateur

Olivier ADAM - auteur (Prix Goncourt Nouvelle 2004)

Mohammed AÏSSAOUI - auteur, journaliste (Prix Renaudot de l’essai 2010)

ALFRED - auteur (Fauve D'Or FIBD 2014)

Jean-Baptiste ANDREA - auteur (Prix Goncourt 2023)

Christine ANGOT - autrice (Prix Medicis 2021)

Nathacha APPANAH - autrice (Prix Femina 2025)

Gwenaëlle AUBRY - autrice (Prix Femina 2009)

Pierre AUDOUX, Mathilde AZZOPARDI, Colette OLIVE, Émilie THOMAS - éditrices et éditeur (Verdier)

Ramona BADESCU - autrice

Pierric BAILLY - auteur

Anne-Sylvie BAMEULE - éditrice (Actes-Sud)

Edmond BAUDOIN - auteur et dessinateur

Pierre BAUX - comédien

Cécile BECQ - autrice, illustratrice

Chloé BAUDRY - autrice

François BEAUNE - auteur

Mathieu BELEZI - auteur

Jeanne BENAMEUR - autrice

Rachid BENZINE - auteur, politologue

Charles BERBERIAN - auteur, dessinateur

Violaine BÉROT - autrice

Arno BERTINA - auteur

Julien BEZIAT - auteur, illustrateur

Laurent BINET - auteur (Prix Goncourt premier roman 2010)

Stéphanie BLAKE - autrice

BLEX BOLEX - auteur

Colombe BONCENNE - autrice

Anne-Laure BONDOUX - autrice

Lucile BORDES - autrice

Hugo BORIS - auteur

Adrien BOSC - auteur, éditeur (Grand prix du roman de l'Académie française 2014)

Grégoire BOUILLIER - auteur

Vincent BOURGEAU - illustrateur

Franck BOUYSSE - auteur

Christopher BOUIX - auteur

Frédéric BOYER - éditeur (POL)

Geneviève BRISAC - autrice

Gérald BRONNER - sociologue

Fabienne BRUGÈRE - philosophe 

Hervé BRUNAUX - auteur, journaliste

Vincent BRUNNER - auteur, journaliste

Claire CANTAIS - autrice, illustratrice

Fabrice CAPIZZANO - auteur

Christophe CARPENTIER - auteur

Vincent CASANOVA, Laure DEFIOLLES, Pierre HILD, Bénédicte LOMBARDO - éditeurs et éditrices (Le Seuil)

Arnaud CATHRINE - auteur

Carole CHAIX - illustratrice

Bernard CHAMBAZ - auteur (Prix Goncourt premier roman 1993)

Patrick CHAMOISEAU - auteur (Prix Goncourt 1992)      

Alexandre CIVICO - auteur, éditeur

Philippe CLAUDEL - auteur, réalisateur (président de l’Académie Goncourt)

Olivier COHEN - éditeur (Editions de l’Olivier)

Sandrine COLLETTE - autrice 

Joanna CONCEJO - illustratrice

Laure COROMINES - autrice, journaliste

Bérengère COURNUT - autrice

Caroline COUTAU - éditrice (Zoé)

Kamel DAOUD - auteur (Prix Goncourt 2024)

Christelle DABOS - autrice

Alain DAMASIO - auteur

Marie DARRIEUSSECQ - autrice (Prix Médicis 2013)

Rémi DAVID - auteur

Julia DECK - autrice (Prix Médicis 2024)

Didier DECOIN - auteur, scénariste (Prix Goncourt 1977)

Jean-Baptiste DEL AMO - auteur (Prix Goncourt premier roman 2009)

Pauline DELABROY-ALLARD - autrice

Chloé DELAUME - autrice (Prix Médicis 2020)

Julien DELMAIRE - auteur

Jean-Paul DEMOULE - archéologue

Nathalie DEMOULIN - autrice, éditrice (Le Rouergue)

Maryline DESBIOLLES - autrice (Prix Femina 1999)

Marie DESMEURES - éditrice (Notabilia)

Marie DESPLECHIN - autrice, scénariste (Prix Médicis essai 2005)

Agnès DESARTHE - autrice 

Patrick K. DEWDNEY - auteur

Adeline DIEUDONNE - autrice

Sophie DIVRY - autrice

Négar DJAVADI - autrice, scénariste, réalisatrice

Asya DJOULAÏT - autrice

Gaëtan DORÉMUS - illustrateur

Marion DUCLOS - autrice

Pierre DUCROZET - auteur 

Clara DUPONT-MONOD - autrice, journaliste (Prix Femina 2021)

Elisa Shua DUSAPIN - autrice 

Mathias ECHENAY - éditeur (La Volte)

Olivia ELKAÏM - autrice

Mathias ENARD - auteur (Prix Goncourt 2015)

Didier ERIBON - philosophe

Annie ERNAUX - autrice (Prix Nobel de la littérature 2022)

Jacques EXPERT - auteur 

Valérie EXPERT - journaliste

FABCARO - auteur

Dominique FABRE - auteur

Dalie FARAH - autrice

Manon FARGETTON - autrice

Gaël FAYE - auteur, auteur-compositeur-interprète (Prix Renaudot 2024)

Marion FAYOLLE - autrice, illustratrice

Jérôme FERRARI - auteur (Prix Goncourt 2012)

Aurélie FILIPPETTI - autrice, ancienne ministre de la Culture

David FOENKINOS - auteur (Prix Renaudot 2014)

Marin FOUQUÉ - auteur

René FRÉGNI - auteur

Laurence de la FUENTE - autrice, metteure en scène

Laurent GAUDÉ - auteur (Prix Goncourt 2004)

Hélène GAUDY - autrice

Hélène GESTERN - autrice

Bruno GIBERT - auteur

Joris GIOVANNETTI - auteur

Brigitte GIRAUD - autrice (Prix Goncourt 2022)

Valentine GOBY - autrice 

Georges-Arthur GOLDSCHMIDT - auteur

Guillaume GUERAUD - auteur

Simonetta GREGGIO - autrice

Eve GUERRA - autrice (Prix Goncourt premier roman 2024)

Theo HAKOLA - auteur, chanteur, musicien

Caroline HINAULT - autrice

Jean-Paul HIRSCH - éditeur (POL)

Nancy HUSTON - autrice 

Isabelle JARRY - autrice

Alexis JENNI - auteur (Prix Goncourt 2011)

Sébastien JOANNIEZ - auteur

KERAMIDAS - auteur, dessinateur

Maylis de KERANGAL - autrice (Prix Médicis 2010)

Etienne KERN - auteur (Prix Goncourt premier roman 2022)

Lola LAFON - autrice

Marie-Hélène LAFON - autrice (Prix Renaudot 2020)

Mathieu LARNAUDIE - auteur, éditeur 

Camille LAURENS - autrice (Prix Femina 2000)

Sylvie LE BIHAN - autrice

Régis LEJONC - auteur, illustrateur

Pierre LEMAITRE - auteur (Prix Goncourt 2013)

Alexandre LENOT - auteur

Emmanuel LEPAGE - auteur, scénariste

Laure LEROY - éditrice (Zulma)

Liana LEVI - éditrice (Liana Lévi)

Éloïse LIÈVRE - autrice

Laure LIMONGI - autrice, éditrice

Edouard LOUIS - auteur

Lisette LOMBE - autrice

Jeanne MACAIGNE - illustratrice, autrice

Emilienne MALFATTO - autrice (Prix Goncourt premier roman 2021)

Bernard MAGNIER - auteur

Thierry MAGNIER - éditeur, auteur

Marcus MALTE - auteur

Jean-Pierre MARTIN - auteur

Nicolas MARTIN - auteur

Carole MARTINEZ - autrice 

Agnès MATHIEU DAUDET - autrice 

Nicolas MATHIEU - auteur (Prix Goncourt 2018)

Laurent MAUVIGNIER - auteur (Prix Goncourt 2025)

Marion MAZAURIC - éditrice (Au diable Vauvert)

Vincent MESSAGE - auteur 

Frédéric et Anne-Marie MÉTAILIÉ - éditeurs (Métailié)

Jean-Claude MOURLEVAT - auteur (Prix Astrid-Lingren 2021)

Gérard MORDILLAT - auteur, cinéaste

François MOREL - acteur, auteur, metteur en scène

Susie MORGENSTERN - autrice 

Justin MORIN - auteur, journaliste

Lucy MUSHITA - autrice

Wilfried N’SONDÉ - auteur 

Guillaume NAIL - auteur, scénariste

Marie NIMIER - autrice

Laurence NOBÉCOURT - autrice

Gaëlle NOHANT - autrice

Nathalie NOVI - autrice, peintre, illustratrice

Françoise NYSSEN - éditrice, ancienne ministre de la Culture

Gaëlle OBIEGLY - autrice

Jean-Pierre OHL - auteur

Virginie OLLAGNIER - autrice

Véronique OVALDÉ - autrice 

Yves PAGÈS - éditeur (Verticales) et auteur

Polina PANASSENKO - autrice

Delphine PANIQUE - autrice 

Sylvain PATTIEU - auteur

Hugo PAVIOT - auteur, mettre en scène

Patrick PECHEROT - auteur

Benoit PEETERS - auteur 

Alix PENENT - éditrice (Flammarion)

Daniel PENNAC - auteur (Grand Prix de littérature de l’académie française en 2023)

Eric PESSAN - auteur

Xavier-Laurent PETIT - auteur

Mazarine PINGEOT - autrice

Emmanuelle PIREYRE - autrice (Prix Médicis 2012)

Bernard PLOSSU - photographe

Alexandre POSTEL - auteur (Prix Goncourt premier roman 2013)

Camille POTTE - autrice

Paul B. PRECIADO - auteur

Hubert PROLONGEAU - auteur, journaliste

Sylvain PRUDHOMME - auteur (Prix Femina 2019)

Yann QUEFFELEC - auteur (Prix Goncourt 1985)

Cédric RAMADIER - auteur

Yves RAVEY - auteur

Léonor de RECONDO - autrice

Eric REINHARDT - auteur, éditeur

Thomas B REVERDY - auteur

Patrice ROBIN - auteur

Philippe ROBINET - éditeur

Oliver ROHE - auteur

Olivia ROSENTHAL - autrice

ROUDA - auteur, auteur-compositeur

Laurine ROUX - autrice

Maxime ROVÈRE - auteur

Emmanuel RUBEN - auteur

Fanny SAINTENOY - autrice

Lydie SALVAYRE - autrice (Prix Goncourt 2015)

Eric-Emmanuel SCHMITT - auteur (grand prix du théâtre de l’Académie française 2001, Prix Goncourt de la nouvelle 2010)

Ann SCOTT – autrice (Prix Renaudot 2024)

Ryoko SEKIGUCHI - autrice 

Stéphane SERVANT - auteur

Lucie SERVIN - journaliste

Christophe SIÉBERT - auteur

Anne SIMON - autrice 

Neige SINNO - autrice (Prix Femina 2023)

Joy SORMAN - autrice 

Niko TACKIAN - auteur, scénariste

Olivier TALLEC - auteur

Laurence TARDIEU - autrice 

Jean-Marc TERRASSE - auteur, journaliste

Elise THIÉBAUT - autrice, journaliste

Chantal THOMAS - autrice (Prix Femina 2002)

Philippe TORRETON - auteur, comédien

Serge TOUBIANA - auteur

Lewis TRONDHEIM - auteur, scénariste, éditeur

Gabriela TRUJILO - autrice

Beata UMUBYEYI MAIRESSE - autrice

Benoît VERHILLE - éditeur (La Contre Allée)

VERRON - auteur, dessinateur

Delphine DE VIGAN - autrice, scénariste, réalisatrice (Prix Renaudot 2015)

Hélène VIGNAL - autrice

Fabrice VIGNE - auteur

Vincent VILLEMINOT - auteur

Antoine WAUTERS - auteur

Noémie WEBER - dessinatrice, scénariste

Sabine WESPIESER - éditrice (Sabine Wespieser)

Vincent Parronaud dit WINSHLUSS - auteur, réalisateur

Jo WITEK - autrice

Nina YARGEKOV - autrice

Adèle YON - autrice

Gabriella ZALAPI - autrice

Carole ZALBERG - autrice, traductrice

Nathalie ZBERRO - éditrice (L’Olivier)

Valérie ZENATTI - autrice

Alice ZENITER - autrice

 
Organisations professionnelles du livre, qui chacune rassemble de nombreux adhérents sur tous les territoires : 
 
AENA - Association des Editeurs en Nouvelle Aquitaine  

Association Libraires du Sud 

François ANNYCKE, Léonor DE NUSSAC, et Sophie NOËL, coprésidents – Fédération interrégionale du livre et de la lecture (FILL)

Aimée ARDOIN (Chalet Mauriac), Aurore CLAVERIE (La Métive), Yann DISSEZ, Fanny POMAREDE (La Marelle), coprésidents - Réseau national des Résidences pour l’art d’écrire

Laurent BONZON, directeur – Auvergne Rhône Alpes Livre et Lecture (ARALL)

Cécile BORY SAILLANT, présidente - Association des Librairies indépendantes en Nouvelle-Aquitaine (LINA)

Bruno BOUTLEUX, président - Agence Livre, Cinéma et Audiovisuel en Nouvelle-Aquitaine (ALCA)

Hélène BROCHARD, présidente - Association des Bibliothécaires de France (ABF)

Jörn CAMBRELENG, président - Agence régionale du Livre Provence-Alpes-Côte d’Azur  

Christophe CASSIAU-HAURIE, président - Interbibly 

Alexandra CHARROIN SPANGENBERG, présidente et Amanda SPIEGEL, vice-présidente - Syndicat de la Librairie Française (SLF)

Mathilde CHEVRE, éditrice (Le port a jauni), présidente - Jedi Sud, collectif des éditeurices jeunesse région Sud

Marina CORRO, présidente - Club 99, Fédération des festivals BD et Arts associés

Marie DESPLECHIN, présidente - Bibliocité (Paris)

Malik DIALLO, président - Association des Directrices et directeurs des Bibliothèques municipales et Groupements intercommunaux des Villes de France (ADBGV)

Marion DRUART, co-présidente - Association des bibliothécaires départementaux (ABD)

Etats généraux de la bande dessinée (EGBD)

Thomas FOUCHAULT, président - Ligue des auteurs professionnels

Laurent GARIN, président - L’École de la Librairie 

Évelyne GENY, présidente - Agence Livre & Lecture Bourgogne-Franche-Comté

Vincent LAHOCHE, directeur - Agence Régionale du Livre et de la Lecture de Mayotte  

Guillaume LANNEAU, président - Société des Auteurs des arts visuels et de l’Image Fixe  

Laurent LAYET, président - Librairies en Normandie

Régis LE RUYET, président - Fédération des salons et fêtes du livre de jeunesse

Pierre MARCHANT, président - Confédération interprofessionnelle du livre Grand Est

Pascal MÉRIAUX, président – Agence régionale du livre et de la lecture Hauts de France (AR2L Hauts-de-France)

Sidonie MEZAIZE, présidente - L'Association pour l'écologie du livre

Gilles MILLION, directeur - Confédération Interprofessionnelle du Livre

Aline MOTHÉ, présidente - La Réunion des Livres

Margot NGUYEN BÉRAUD, présidente - Association pour la promotion de la traduction littéraire (ATLAS)

Ronan NININ, président - Libraires de l'Est - Association des libraires indépendants du Grand Est

Jean-Benoît PATRICOT, président - EAT (Écrivaines et écrivains associés du théâtre)

François PEYRONY, président, et Marc-Antoine BOIDIN, vice-président - Syndicat National des Auteurs et des Compositeurs (SNAC)

Frédérique PINGAULT - association Chez mon libraire - Libraires en Auvergne-Rhône-Alpes  

Guillaume ROBIC, président - Livre et lecture en Bretagne

Syndicat de l'Édition Alternative (SEA)

Samuel SFEZ, président – Association des traducteurs littéraires de France (ATLF)

Jérôme SION, président - Agence Unique Occitanie Culture

Caroline TRIAUREAU, présidente - La Fabrique O Livres, association des éditeurs en Normandie

Sylvie VASSALLO, présidente - Alliance pour la lecture

Patrick VERSCHUEREN, président - Fédération Internationale des Maisons de Poésie / MAIPO

Réseau RELIEF Lanceur de pétition
Les Français et la lecture en 2025

01/01/2026

Les Français et la lecture en 2025

Écrivains américains contre Trump

21/12/2025

Écrivains américains contre Trump

Plusieurs écrivains américains se sont mobilisés contre Donald Trump, notamment après son élection en 2024. Voici les points clés de leur engagement :

 

  • Lettre ouverte : 65 écrivains et artistes, dont J.M. Coetzee, Orhan Pamuk, Zadie Smith, Chimamanda Ngozi Adichie, Sandra Cisneros et Lev Grossman, ont signé une lettre contre Trump. Ils dénoncent ses politiques, notamment la loi anti-immigration ciblant sept pays à majorité musulmane.
  • Engagement politique : des auteurs comme Don Winslow, Douglas Kennedy, Ayana Mathis, Colson Whitehead, Michael Cunningham et Lauren Groff ont exprimé leurs craintes concernant la société américaine fracturée et les enjeux de l'élection présidentielle de 2024.
  • Activisme : Don Winslow, connu pour ses romans policiers, a décidé de se consacrer pleinement à son activisme anti-Trump. Il utilise les réseaux sociaux pour alerter sur les dangers du populisme de Trump et ses idées infiltrées dans la société américaine.
  • Association Writers Against Trump : fondée en 2020 par Siri Hustvedt et Paul Auster, cette association regroupe des écrivains engagés contre Trump. Ils dénoncent la propagande, l'ignorance arrogante et les aboiements démagogiques du président.
  • Réactions des écrivains : des auteurs comme Colum McCann et Dave Eggers ont exprimé leur fatigue et leur peur face au retour de Trump à la Maison Blanche, soulignant l'impact négatif de ses politiques sur la société américaine.
Quand les Nazis brûlaient les livres

21/12/2025

Quand les Nazis brûlaient les livres

Le 10 mai 1933, le mouvement atteint son point culminant, au cours d'une cérémonie savamment mise en scène devant l'opéra de Berlin et dans 21 autres villes allemandes : des dizaines de milliers de livres sont publiquement jetés au bûcher par des étudiants, des enseignants et des membres des instances du parti nazi. Ils constituent les autodafés allemands de 1933.


Campagne contre « l'esprit non allemand. »

Sous la république de Weimar, les universités allemandes témoignaient déjà clairement d'un esprit réactionnaire, chauviniste et nationaliste. La corporation des étudiants Allemands (DSt) était passée dès l'été 1931 sous la direction d'un représentant de l'association des étudiants allemands nationaux-socialistes (NSDStB) qui avait été élu avec 44,4 % des voix. Après l'accession des nazis au pouvoir, la corporation des étudiants allemands se retrouva en concurrence avec celle des étudiants nationaux-socialistes. Afin de renforcer la corporation des étudiants allemands, trois mois après l'accession d'Hitler et dans la foulée de la création du ministère du Reich à l'Éducation du peuple et à la Propagande, le pouvoir dota ses instances dirigeantes de leurs propres organes de presse et de propagande.


Au début du mois d'avril 1933, la fédération étudiante d'Allemagne demanda à ses membres de participer, sous la houlette de Hans Karl Leistritz, à une action qui devait se dérouler sur quatre semaines, entre le 12 avril et le 10 mai, avec pour thème la lutte contre l'esprit non allemand. L'action faisait référence à un autodafé de livres qui s'était déroulé au cours de la première fête de la Wartbourg en 1817, et se présentait comme une « action commune menée contre le négativisme juif.»
« L'esprit juif, tel qu'il se manifeste dans toute son absence de retenue dans l'agitation de la scène internationale, et tel qu'il a déjà laissé ses marques dans la littérature allemande, doit en être extirpé. »


Dans le domaine de la politique académique, « l'action contre l'esprit non allemand » constituait le départ d'une conquête des universités par les corporations étudiantes qui se présentaient comme des « sections d'assaut intellectuelles. »

 

Quand le régime ordonnait que les livres au contenu nuisible
Soient brûlés publiquement, et que de toutes parts
On obligeait les bœufs des charretées de livres
A traîner au bûcher, voilà qu'il découvrit
Ce poète pourchassé, un des meilleurs, la liste des
Victimes sous les yeux, horrifié, que ses
Livres avaient été oubliés. Il vola à son bureau
(La colère lui donnait des ailes) pour écrire aux hommes de pouvoir.
Brûlez-moi ! écrivit-il d'une plume aérienne, brûlez-moi !
Ne me faites pas cela ! Ne m'oubliez pas ! N'ai-je pas
Toujours rapporté la vérité dans mes livres ? Et pourtant
Vous me traitez comme un menteur ! Je vous l'ordonne, brûlez-moi !


(Bertolt Brecht : L'Autodafé de livres)

 

 

Extrait de l'article de Wikipedia >>>

Sauver la langue française

20/12/2025

Sauver la langue française

Pétition déposée à l'Assemblée nationale en 2023 (archivée)


Devant les constats :

  • d'une pression massive et accélérée des anglicismes dans la vie de tous les jours,
  • de la passivité apparente d'une majorité de nos concitoyens face à ce phénomène,
  • du recours privilégié à l’anglo-américain par les décideurs ─ privés et souvent publics hélas ─ à des fins essentiellement commerciales et publicitaires,

 

Cette pétition souhaite susciter une réaction :

  • en faisant d'abord appliquer la loi existante et en sanctionnant efficacement les contrevenants,
  • en suscitant une forte exigence de la part des responsables et des médias publics dans leur façon de communiquer en français à l’intention de leurs concitoyens,
  • en amendant enfin le texte actuel, pour y supprimer les flous et ambiguïtés (qui constituent autant de voies de contournement), pour en renforcer le volet répressif, et pour l’adapter au monde numérique, qui compte tenu de son emprise sur la société, permet l’intrusion massive des anglicismes et américanismes au détriment de tous, en tous lieux et sans trêve.


La pression de l'anglo-américain, qui se substitue uniformément au lexique précis et nuancé à notre disposition, aboutit à une uniformisation et à un appauvrissement de la pensée. Elle est devenue une réelle menace pour notre culture et notre indépendance. Il est plus que temps d'en prendre acte et d'y remédier dans la légalité.

 

Dans un manifeste publié en 2019, 100 personnalités de 25 pays ont demandé au président français Emmanuel Macron de "protéger la langue française du colonialisme anglo-américain".

"La langue française va mal", écrit l'Agence France-Presse, reprenant une phrase du document de plaidoyer publié par le journal "Le Parisien/Aujourd'hui".

"Étouffé par l'anglo-américain", le français "voit désormais son usage même évincé par cette dernière langue devenue si peu étrangère", écrivent les signataires du manifeste.

Des artistes, des enseignants et des scientifiques, dont le chanteur français Pierre Perret, le sociologue suisse Jean Ziegler, l'écrivain français Didier Van Cauwelaert et le Franco-Marocain Tahar Ben Jelloun font partie des auteurs du manifeste. 

L’usage des anglicismes a triplé depuis 1950
La langue française, depuis la seconde moitié du XXème siècle, est marquée par un usage accru d’anglicismes, c’est-à-dire d’emprunts faits à la langue anglaise pour exprimer quelque chose dans la langue de Molière.

 

Il existe plusieurs facteurs de diffusion des anglicismes dans la langue française :

La mondialisation a facilité les échanges économiques, politiques et culturels entre les pays. Les entreprises multinationales ont ainsi de plus en plus tendance à diffuser leurs messages en anglais. L’hégémonie américaine a peu à peu imposé l’anglais comme langue mondiale dominante. Le Plan Marshall de 1948, programme d’aide économique des États-Unis pour aider l’Europe à se reconstruire, exige que les pays européens diffusent au moins 30 % de la production annuelle des films d’Hollywood, contribuant à la diffusion d’expressions anglophones.

 

L’importance croissante des nouvelles technologies a entraîné une modification de notre vocabulaire. Dans le domaine de l’informatique et de la communication, dominé par la Silicon Valley américaine, les innovations ont été accompagnées d’un vocabulaire technique anglais.

 

L’impuissance des pouvoirs publics à lutter contre le phénomène

Pour lutter contre ce phénomène, l’Académie française tient une liste des anglicismes les plus utilisés dans la langue de Molière.

FranceTerme est une base de données de la délégation générale à la langue française et aux langues de France du ministère de la Culture français. Elle recense des nouveaux mots approuvés par la Commission d’enrichissement de la langue française en remplacement de termes étrangers, en particulier les anglicismes. Son objectif est de promouvoir l’utilisation de mots français plutôt que de termes étrangers.

Mais malgré ces initiatives, la diffusion des anglicismes progresse au sein des élites politiques, économiques et médiatiques de France. Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, semble d’ailleurs acter son impuissance en la matière :

 

Dans l’état actuel du droit français, une terminologie légale officielle ne peut être imposée aux services de télévision et de radio, qu’ils soient publics ou privés, et rien n’interdit le recours dans les programmes audiovisuels, comme au sein des écrans publicitaires, à des termes ou expressions étrangers entrés dans le langage courant (airbag, live…), quand bien même ceux-ci posséderaient un équivalent français.

 

Pour ce qui est de l’emploi fréquent d’anglicismes, le Conseil constitutionnel autorise le libre emploi de mots étrangers. Il a déclaré dans une décision du 29 juillet 1994 que « [la liberté de communication et d’expression] implique le droit pour chacun de choisir les termes jugés par lui les mieux appropriés à l’expression de sa pensée ; […] la langue française évolue, comme toute langue vivante, en intégrant dans le vocabulaire usuel des termes de diverses sources, qu’il s’agisse d’expressions issues de langues régionales, de vocables dits populaires ou de mots étrangers ».

 

Conseil Supérieur de l’Audiovisuel

La presse diffuse de plus en plus d’anglicismes. La presse écrite n’est pas en reste. Une étude menée par Chesley (Lexical «borrowings in French : Anglicisms as a separate phenomenon », Journal of French Language Studies, volume 20, no 3, 2010) a examiné l’utilisation des anglicismes dans les articles de deux journaux français, Le Monde et Le Figaro. Elle montre une corrélation entre les anglicismes présents dans les deux journaux, soulignant l’importance de ces emprunts dans la presse écrite française contrairement aux emprunts d’autres langues.

 

Qu’en est-il aujourd’hui ? Benjamin Azoulay et Benoît de Courson, fondateurs de Gallicagram, ont analysé l’usage des anglicismes dans les colonnes du Monde, journal national de référence en France.

Pour cela, ils ont utilisé leur programme Gallicagram, permettant de représenter graphiquement l’évolution au cours du temps de la fréquence d’apparition d’un ou plusieurs syntagmes dans les corpus numérisés de Gallica et de beaucoup d’autres bibliothèques.

 

Cette étude a été réalisée à partir de la catégorie « anglicismes » du Wiktionnaire, qui liste un total de 2 536 anglicismes.

 

Le président français est invité à "montrer l'exemple, en renonçant à l'emploi de l'anglo-américain à l'étranger" et "en renonçant à l'utilisation peu digne de l'anglo-américain en France même". Ainsi, on observe un triplement de l’usage des anglicismes dans les articles du Monde depuis 1945.

 

S'inspirer de la pugnacité du Québec

Refusant "l'intronisation de la langue anglo-américaine comme seconde langue officielle de la nation", ils demandent notamment de "mettre un terme au projet sacrilège prétendant dispenser dans les établissements scolaires des cours de matières générales en anglo-américain". "Faute d'avoir su précéder le Québec comme référence mondiale pour la défense du français, du moins sachons nous inspirer de sa pugnacité et abandonner nos comportements serviles", concluent les Cent.

 

Article du site "lalanguefrançaise.com"

L'édition aux mains des milliardaires

20/12/2025

L'édition aux mains des milliardaires

L'édition aux mains des milliardaires
La concentration des médias atteint des sommets, leur grande majorité étant aux mains d’une poignée de milliardaires et d’industriels, qui contrôlent médias, édition, culture, loisirs… Elle entraîne déjà des actes de censure  : licenciements de journalistes critiques, documentaires déprogrammés… 

 

Les outrances constatées dans le groupe Bolloré ne sauraient cacher que le problème est général. Dans l’audiovisuel privé, la fusion de TF1 et M6, qui pourraient s’accaparer 70% de la publicité, porterait de grands dangers pour le pluralisme des idées.

 

Les Gafam poursuivent leur pillage des contenus journalistiques, au détriment des moyens pour une information de qualité. Nous dénonçons l’opacité des négociations ouvertes avec certaines entreprises de presse ou organisations patronales sur le "droit voisin" et revendiquons la part légitime qui doit revenir aux rédactions et aux auteurs que sont les journalistes.

 

Les remises en cause de la redevance audiovisuelle, voire les appels à la privatisation, sont autant de coups portés à l’audiovisuel public, pourtant indispensable au pluralisme, et déjà mis à mal par les licenciements, coupes budgétaires et autres "synergies". Face à cet état des lieux, qui ne saurait être exhaustif, le SNJ-CGT invoque les valeurs du Conseil national de la résistance, qui prône «  la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’État, des puissances d’argent et des influences étrangères. »

 

Le SNJ-CGT revendique notamment :

  • L’inscription dans la Constitution du droit à l’information
  • Une loi sur l’indépendance juridique des rédactions par rapport aux actionnaires
  • Le renforcement de l’audiovisuel public et un financement pérenne, fléché, dégagé de toute pression politique et inscrit dans la Constitution
  • Une remise à plat des aides à la presse. Majoritairement accaparées par les groupes industriels et financiers, elles doivent servir à maintenir et développer la presse indépendante
  • Des actions pour empêcher la constitution de monopoles dans l’impression
  • Un système de distribution de la presse revenant aux valeurs de solidarité et de mutualisation
  • La vigilance de l’Arcom quant au respect des cahiers des charges des médias audiovisuels

 

 

Il demande également de :

  • Garantir réellement la protection du secret des sources des journalistes
  • Légiférer sur la concentration des médias, en mettant en place de véritables seuils
  • Interdire la détention de médias par des groupes bénéficiant de commandes publiques
  • Conditionner ces mêmes aides à la garantie de la qualité de l’information, au respect du droit du travail et au maintien des emplois
  • Sauvegarder les droits d’auteurs des journalistes et la part légitime des «  droits voisins  » qui doit leur revenir
  • Veiller à l’application des protections accordées aux lanceurs d’alerte.
  • Mener le combat pour une information libre et de qualité est aussi celui de la démocratie.

 

 

lls font partie des premières fortunes de France :

  • Bernard Arnault, PDG du groupe de luxe LVMH (patron des Echos, du Parisien)
  • Serge Dassault (Le Figaro)
  • François Pinault (Le Point)
  • Patrick Drahi, principal actionnaire de SFR (Libération, L’Express, BFM-TV, RMC)
  • Vincent Bolloré (Canal+).
  • Xavier Niel, patron de l’opérateur de téléphonie Free et 11e fortune de France, qui s’est associé avec Pierre Bergé, héritier du couturier Yves Saint-Laurent, et avec le banquier Matthieu Pigasse, pour devenir propriétaire du groupe Le Monde (L’Obs, Télérama, La Vie...). Matthieu Pigasse possède également Radio Nova et l’hebdomadaire Les Inrocks.
  • Martin Bouygues, 30ème fortune de France, est propriétaire du groupe TF1.
  • Rodolphe Saadé, directeur général de la compagnie de navigation CMA-CGM (Corse-Matin, La Tribune et La Tribune Dimanche, BFM TV et RMC, ainsi que le média en ligne Brut).
  • La famille Mohn, qui contrôle le groupe allemand Bertelsmann est propriétaire de M6, RTL, Gala, Femme actuelle, VSD, Capital…
  • Arnaud Lagardère, propriétaire d’Europe 1, Paris Match, du JDD, de Virgin radio, RFM, Télé 7 jours
  • Marie-Odile Amaury, qui possède L’Equipe (et dont le groupe est, par l’une de ses filiales, organisateur du Tour de France notamment).


Petite précision : ces deux derniers ne sont "que" millionnaires, avec tout de même une fortune évaluée entre 200 et 300 millions d’euros. À ce "Top 10", on pourrait aussi ajouter la famille Bettencourt qui finance le journal ultra-libéral L’opinion ou le milliardaire d’origine libanaise Iskander Safa, 71ème fortune de France et propriétaire du très réactionnaire Valeurs Actuelles. [Basta]

Contre l'intelligence artificielle

20/12/2025

 Contre l'intelligence artificielle

Contre l'utilisation de l'intelligence artificielle
Tous les métiers du secteur, écrivains en tête, sont vent debout contre l’ingérence de l’intelligence artificielle dans leurs pratiques professionnelles et tentent de mettre en place une parade collective et une résistance à la hauteur de l’enjeu. L'Intelligence artificielle déferle sur le monde de l'édition, soulevant de nombreuses inquiétudes à travers le secteur. L’IA, cette simulation de l’intelligence humaine par des machines, est-elle en train de prendre les rênes du monde de l’édition et, à terme, du monde en son entier ? Elle est sur le point de paupériser toute la chaîne du livre.

 

L’indignation des écrivains

Les écrivains estiment que leur travail a été « volé » par les entreprises d’IA. Selon eux, les entreprises d’IA profitent de leur travail sans leur verser de rémunération équitable. « Au lieu de payer aux écrivains un petit pourcentage de l’argent que notre travail génère pour eux, quelqu’un d’autre sera payé pour une technologie construite sur notre travail non rémunéré », écrit-on dans la lettre. Les écrivains demandent aux éditeurs de s’engager à ne pas remplacer les narrateurs d’audiolivres humains par des voix synthétiques et à ne pas utiliser d’outils d’IA pour créer des livres.

 

Une lutte contre l’utilisation abusive de l’IA

Les écrivains ne sont pas les seuls à s’opposer à l’utilisation de l’IA dans l’industrie du livre. Certains auteurs intentent des procès contre les entreprises technologiques pour utilisation non autorisée de leurs livres pour entraîner des modèles d’IA. Cependant, des juges fédéraux ont récemment porté un coup dur à ces poursuites. Les écrivains estiment que l’utilisation de l’IA dans l’industrie du livre peut avoir des conséquences graves sur leur travail et leur rémunération.

 

Un appel à la responsabilité

Les écrivains appellent les éditeurs à prendre leurs responsabilités en matière d’utilisation de l’IA. Ils demandent aux éditeurs de s’engager à ne pas publier de livres créés par des machines et à ne pas remplacer leur personnel humain par des outils d’IA. Les écrivains estiment que l’utilisation responsable de l’IA est possible, mais qu’elle doit être accompagnée d’une réflexion éthique sur les conséquences de cette technologie sur le travail des créateurs. En signant cette lettre, les écrivains espèrent sensibiliser l’industrie du livre à l’importance de protéger le travail des créateurs et de garantir une rémunération équitable pour leur travail.

 

 

Rapport d'information par la mission d'information sénatoriale

sur l'intelligence artificielle et la création


Remis le : 9 juillet 2025 / Auteur(s) : Agnès Evren ; Laure Darcos ; Pierre Ouzoulias

Auteur moral : Sénat. Commission de la culture, de l'éducation, de la communication et du sport

 

L'intelligence artificielle (IA) joue un rôle plus ou moins important dans le processus créatif : outil d'aide à la création, co-partenaire de création, créateur à part entière. Pour apprendre, un modèle d'IA a besoin de données qui constituent sa matière première. Ces données dites "d'entrainement" proviennent de contenus accessibles publiquement mais qui peuvent être protégés par des droits spécifiques, comme le droit d'auteur pour les contenus à caractère culturel (textes, images, vidéos, musiques...).

 

L'impact de l'intelligence artificielle sur les métiers de la création est difficilement mesurable à ce jour mais des conséquences plus ou moins lourdes sont attendues. Les rapporteurs estiment indispensable la mise en place, par les industries culturelles et créatives et les pouvoirs publics, d'actions de formation et d'accompagnement et formulent neuf recommandations :

 

  • réaffirmer et garantir le droit à rémunération des ayants droit culturels pour l'utilisation de leurs contenus par les fournisseurs d'IA ;
  • garantir la transparence complète des données utilisées par les fournisseurs d'IA ;
  • définir les modalités de rémunération qui soient fonction des flux de revenus générés par les fournisseurs et déployeurs d'IA ;
  • inciter le secteur culturel et celui de la presse à constituer des bases de données larges et de qualité, facilement exploitables par les fournisseurs, assorties de conditions d'utilisation précisément définies ;
  • parvenir à un règlement financier pour les usages passés des contenus culturels, afin de compenser les ayants droit culturels et sécuriser juridiquement les fournisseurs d'IA ;
  • créer les conditions d'un réel avantage comparatif pour les fournisseurs d'IA vertueux qui sauront nouer les meilleurs accords avec les ayants droit culturels ;
  • tirer profit des revenus générés par le marché de l'IA pour promouvoir la diversité de la création culturelle et le pluralisme de la presse ;
  • travailler à la mise en place d'un système technique permettant d'identifier les contenus intégralement générés par l'IA ;
  • garantir l'effectivité du droit d'auteur en suivant une réponse graduée.
Comment devenir écrivain enfant...

19/12/2025

Comment devenir écrivain enfant...

Il avait huit ou neuf ans et était déjà tenté par l'écriture qu'il concrétisa sur une machine à écrire ancienne et sur un papier carbone bleu par ce court récit de quelques pages consacrées à un reportage sur son village où il habita dans son enfance... Ce goût pour raconter des histoires vient donc de loin !

 

« (...) Passons maintenant aux lieux de loisir : nous avons un jardin d'enfants avec des balançoires qui sont pour les enfants une joie, poussés par des grands. Hélas que d'imprudences notamment celle du fils d'un professeur de mathématiques que je connaissait (sic) : homme bourru d'ailleurs. Or donc, son fils se balançait poussé par des grands. Mais à un moment il tomba de la balançoire et par une chance inouïe se retrouva debout : mais la balançoire revint, et il se fit frapper en plein derrière la tête. Il eut une fracture du crâne... (...) »

 

 

 

 

 

Les librairies indépendantes

19/12/2025

Les librairies indépendantes

Dans les années 1970, les librairies subissent de plein fouet la concurrence des hypermarchés et des grandes enseignes culturelles comme la Fnac. De nombreuses librairies mettent la clé sous la porte. Le quotidien Libération affirme en 1980 : « La petite librairie sent le cadavre »[7]. Différentes lois statuant sur le prix unique du livre ont été réactivées à travers le monde (surtout en Europe) à partir des années 1970 afin de protéger la filière librairie.

 

C'est aussi dans les années 1970 qu’apparaissent des librairies alternatives autogérées comme la Librairie du Boulevard à Genève et L'Insoumise à Montréal, qui survivront malgré les difficultés.

Dans les années 2010, les libraires font face à la concurrence des libraires en ligne : dès la fin des années 1990, on voit émerger la vente d'ouvrages en ligne. Le site Amazon est à l'origine une librairie en ligne, avant de devenir une plate-forme tous produits. De tels sites, d'abord apparus aux États-Unis, permettent par ailleurs depuis le début des années 2010 l’acquisition et la consultation de livres numériques (ou e-books) sur des liseuses. Une offre apparaît également : l'impression à la demande.

N'étant pour la plupart pas propriétaires de leurs locaux, les librairies doivent aujourd'hui faire fasse aux hausses de loyer qui augmentent de façon drastique partout dans le monde. [Wikipedia]

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