20/12/2025
L'édition aux mains des milliardaires
La concentration des médias atteint des sommets, leur grande majorité étant aux mains d’une poignée de milliardaires et d’industriels, qui contrôlent médias, édition, culture, loisirs… Elle entraîne déjà des actes de censure : licenciements de journalistes critiques, documentaires déprogrammés…
Les outrances constatées dans le groupe Bolloré ne sauraient cacher que le problème est général. Dans l’audiovisuel privé, la fusion de TF1 et M6, qui pourraient s’accaparer 70% de la publicité, porterait de grands dangers pour le pluralisme des idées.
Les Gafam poursuivent leur pillage des contenus journalistiques, au détriment des moyens pour une information de qualité. Nous dénonçons l’opacité des négociations ouvertes avec certaines entreprises de presse ou organisations patronales sur le "droit voisin" et revendiquons la part légitime qui doit revenir aux rédactions et aux auteurs que sont les journalistes.
Les remises en cause de la redevance audiovisuelle, voire les appels à la privatisation, sont autant de coups portés à l’audiovisuel public, pourtant indispensable au pluralisme, et déjà mis à mal par les licenciements, coupes budgétaires et autres "synergies". Face à cet état des lieux, qui ne saurait être exhaustif, le SNJ-CGT invoque les valeurs du Conseil national de la résistance, qui prône « la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’État, des puissances d’argent et des influences étrangères. »
Le SNJ-CGT revendique notamment :
Il demande également de :
lls font partie des premières fortunes de France :
Petite précision : ces deux derniers ne sont "que" millionnaires, avec tout de même une fortune évaluée entre 200 et 300 millions d’euros. À ce "Top 10", on pourrait aussi ajouter la famille Bettencourt qui finance le journal ultra-libéral L’opinion ou le milliardaire d’origine libanaise Iskander Safa, 71ème fortune de France et propriétaire du très réactionnaire Valeurs Actuelles. [Basta]
20/12/2025
Contre l'utilisation de l'intelligence artificielle
Tous les métiers du secteur, écrivains en tête, sont vent debout contre l’ingérence de l’intelligence artificielle dans leurs pratiques professionnelles et tentent de mettre en place une parade collective et une résistance à la hauteur de l’enjeu. L'Intelligence artificielle déferle sur le monde de l'édition, soulevant de nombreuses inquiétudes à travers le secteur. L’IA, cette simulation de l’intelligence humaine par des machines, est-elle en train de prendre les rênes du monde de l’édition et, à terme, du monde en son entier ? Elle est sur le point de paupériser toute la chaîne du livre.
L’indignation des écrivains
Les écrivains estiment que leur travail a été « volé » par les entreprises d’IA. Selon eux, les entreprises d’IA profitent de leur travail sans leur verser de rémunération équitable. « Au lieu de payer aux écrivains un petit pourcentage de l’argent que notre travail génère pour eux, quelqu’un d’autre sera payé pour une technologie construite sur notre travail non rémunéré », écrit-on dans la lettre. Les écrivains demandent aux éditeurs de s’engager à ne pas remplacer les narrateurs d’audiolivres humains par des voix synthétiques et à ne pas utiliser d’outils d’IA pour créer des livres.
Une lutte contre l’utilisation abusive de l’IA
Les écrivains ne sont pas les seuls à s’opposer à l’utilisation de l’IA dans l’industrie du livre. Certains auteurs intentent des procès contre les entreprises technologiques pour utilisation non autorisée de leurs livres pour entraîner des modèles d’IA. Cependant, des juges fédéraux ont récemment porté un coup dur à ces poursuites. Les écrivains estiment que l’utilisation de l’IA dans l’industrie du livre peut avoir des conséquences graves sur leur travail et leur rémunération.
Un appel à la responsabilité
Les écrivains appellent les éditeurs à prendre leurs responsabilités en matière d’utilisation de l’IA. Ils demandent aux éditeurs de s’engager à ne pas publier de livres créés par des machines et à ne pas remplacer leur personnel humain par des outils d’IA. Les écrivains estiment que l’utilisation responsable de l’IA est possible, mais qu’elle doit être accompagnée d’une réflexion éthique sur les conséquences de cette technologie sur le travail des créateurs. En signant cette lettre, les écrivains espèrent sensibiliser l’industrie du livre à l’importance de protéger le travail des créateurs et de garantir une rémunération équitable pour leur travail.
Rapport d'information par la mission d'information sénatoriale
sur l'intelligence artificielle et la création
Remis le : 9 juillet 2025 / Auteur(s) : Agnès Evren ; Laure Darcos ; Pierre Ouzoulias
Auteur moral : Sénat. Commission de la culture, de l'éducation, de la communication et du sport
L'intelligence artificielle (IA) joue un rôle plus ou moins important dans le processus créatif : outil d'aide à la création, co-partenaire de création, créateur à part entière. Pour apprendre, un modèle d'IA a besoin de données qui constituent sa matière première. Ces données dites "d'entrainement" proviennent de contenus accessibles publiquement mais qui peuvent être protégés par des droits spécifiques, comme le droit d'auteur pour les contenus à caractère culturel (textes, images, vidéos, musiques...).
L'impact de l'intelligence artificielle sur les métiers de la création est difficilement mesurable à ce jour mais des conséquences plus ou moins lourdes sont attendues. Les rapporteurs estiment indispensable la mise en place, par les industries culturelles et créatives et les pouvoirs publics, d'actions de formation et d'accompagnement et formulent neuf recommandations :
19/12/2025
Il avait huit ou neuf ans et était déjà tenté par l'écriture qu'il concrétisa sur une machine à écrire ancienne et sur un papier carbone bleu par ce court récit de quelques pages consacrées à un reportage sur son village où il habita dans son enfance... Ce goût pour raconter des histoires vient donc de loin !
« (...) Passons maintenant aux lieux de loisir : nous avons un jardin d'enfants avec des balançoires qui sont pour les enfants une joie, poussés par des grands. Hélas que d'imprudences notamment celle du fils d'un professeur de mathématiques que je connaissait (sic) : homme bourru d'ailleurs. Or donc, son fils se balançait poussé par des grands. Mais à un moment il tomba de la balançoire et par une chance inouïe se retrouva debout : mais la balançoire revint, et il se fit frapper en plein derrière la tête. Il eut une fracture du crâne... (...) »
19/12/2025
Dans les années 1970, les librairies subissent de plein fouet la concurrence des hypermarchés et des grandes enseignes culturelles comme la Fnac. De nombreuses librairies mettent la clé sous la porte. Le quotidien Libération affirme en 1980 : « La petite librairie sent le cadavre »[7]. Différentes lois statuant sur le prix unique du livre ont été réactivées à travers le monde (surtout en Europe) à partir des années 1970 afin de protéger la filière librairie.
C'est aussi dans les années 1970 qu’apparaissent des librairies alternatives autogérées comme la Librairie du Boulevard à Genève et L'Insoumise à Montréal, qui survivront malgré les difficultés.
Dans les années 2010, les libraires font face à la concurrence des libraires en ligne : dès la fin des années 1990, on voit émerger la vente d'ouvrages en ligne. Le site Amazon est à l'origine une librairie en ligne, avant de devenir une plate-forme tous produits. De tels sites, d'abord apparus aux États-Unis, permettent par ailleurs depuis le début des années 2010 l’acquisition et la consultation de livres numériques (ou e-books) sur des liseuses. Une offre apparaît également : l'impression à la demande.
N'étant pour la plupart pas propriétaires de leurs locaux, les librairies doivent aujourd'hui faire fasse aux hausses de loyer qui augmentent de façon drastique partout dans le monde. [Wikipedia]
© Serge Geny 2026